• Le président de la République, sous couvert d’une réorientation plus sociale de l’Europe, propose un gouvernement de la zone euro qui inclurait un Parlement de députés européens, pour « lutter contre la fraude fiscale » et les paradis fiscaux. Sur la forme, la proposition est intéressante si cette gouvernance prend uniquement des décisions à l’échelle européenne (taux déficitaire des États, mesures à prendre en cas de crises majeures touchant le continent, rediscutions des traités ou des décisions post-sommets européens, etc…) mais cela n’enlèverait-elle pas, à minima, la souveraineté économique des États ? Il faut tenir compte de ce que veulent les différents peuples, et pour cela, il faut regarder les résultats du référendum de 2005 sur la Constitution européenne. Les Européens étaient conscients que leur autonomie politique, économique et sociale, avec le respect de leur constitution respective, était remise en cause, et par leur « non » à la constitution européenne, les citoyens ne voulaient pas être renfermés dans une sorte de technocratie, où seulement les grands experts prenaient en otage la souveraineté des États. Sachant que plus de 80% de notre économie est contrôlée par l’Union Européenne, et que les inégalités se creusent à l’intérieur des pays, avec l’impuissance des dirigeants, la gouvernance proposée par François Hollande sera-t-elle en mesure de prendre des mesures chocs pour contrer les injustices socio-économiques ? Certains craignent une mauvaise gestion d’un gouvernement européen tant l’UE est incapable de se solidariser avec des pays ayant les économies les plus fragiles ; avec la Grèce, nous avons vu des crispations profondes autour des « plans d’aides » trop libéraux et pas assez compatissants pour les Grecs qui vivent dans une situation de précarisation grandissante. Si nous voulons lutter efficacement contre les problèmes fiscaux, les pays doivent prendre des mesures ambitieuses, avec le respect des textes européens en vigueur, pour inciter les personnes riches à redistribuer leur argent aux contribuables modestes et précaires mais aussi baisser l’ISF pour un prélèvement à la source plus grande. Aussi, les États doivent investir dans les entreprises (baisser les charges patronales pour recruter en abondance) et écouter les plus modestes afin de procéder à une économie sociale et solidaire plus juste. La solidarité européenne doit commencer par la baisse des inégalités, intrinsèquement, puisque cela dépend du modèle social de chaque pays et ainsi mettre en place une démarche commune pour lutter contre les injustices à l’échelle européenne touchant les dirigeants de la zone euro eux-mêmes (des « pro-business ») et les multinationales (elles ne paient par leurs impôts pour beaucoup); il faudra donc accepter les règles d'une gouvernance de la zone euro même si l'État ne serait pas favorable à certanes contraintes...


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  • Les mauvaises conditions de travail des agriculteurs en France ne sont pas nouvelles et poussent à un ras-le-bol sans précédent, créant un climat délétère entre l’État et les producteurs de lait, de viande et de fruits et légumes. Cette colère doit être écoutée avec la plus grande attention par l’État donc et les collectivités implantées dans les milieux ruraux. La décision de François Hollande, de rémunérer davantage les agriculteurs en haussant les prix des produits made in France, n’est pas un problème en soit vu les efforts et l’absence d’annulation de charges pour les agriculteurs, mais ne suffira pas à inverser les conditions néfastes de ce secteur si nous ne regardons pas ce qui provoque le taux de mortalité et d’abandon. D’abord, écouter ceux qui font vivre le domaine agricole. Cela nécessite une approche pragmatique des risques psychosociaux, comme promouvoir des préventions adéquates, avec les collectivités concernées en collaboration avec les acteurs de comité d’hygiène et de sécurité pour ensuite suivre les agriculteurs dans leur mécanisme de travail ; puis adapter leur condition de travail en fonction des contraintes posées en leur proposant des outils ergonomiques, écologiques, technologiques et de confort. L’aspect financier ne suffit pas à être plus proche des acteurs agricoles. Enfin, le domaine de l’agriculture est touché par un fort taux de vieillissement et un faible rajeunissement. L’État doit investir dans la formation et le recrutement des jeunes en instaurant des quotas et des primes et les donner envie de préserver l’agriculture et l’environnement, sans oublier que l’État aura de plus en plus besoin des « emplois verts » pour cause de transition énergétique, de la démographie florissante et du réchauffement climatique. Il aussi faut casser les barrières entre le milieu urbain et rural. Les citadins doivent prendre conscience des enjeux de l’agriculture en participant à cet élan de solidarité pour les agriculteurs, ceux qui nous font nourrir par leur travail et leur courage. Privilégions la proximité et l’écoute pour que cesse le marasme de l’agriculture durant depuis des décennies.


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  • Trois quarts de la population française a des origines autres que la France. C’est cette diversité qui fait la richesse de ce pays et cette diversité doit se multiplier dans des domaines où les minorités visibles sont les moins représentées (politique, économie, médias, santé). Cependant, les minorités visibles sont souvent pointées du doigt du fait d’une mauvaise intégration dans la culture française et européenne dû principalement à leur préservation de leurs coutumes : les individus venant d’Afrique noire et ceux venant des pays arabo-musulmans sont les plus touchés par la stigmatisation à la française et qui impacte fermement l’identité diverse de notre pays. La parole raciste s’est libérée depuis le début des années 2000. Certains « ne se sentent plus chez eux » à cause de « l’immigration invasive » et les, soi-disant, confessions qui appliqueraient quelques lois dans nos villes ; et d’autres ne reconnaissent plus la France dans son ouverture au monde, tant le pessimisme et l’exclusion sociale sont ambiant, et ne sentent du coup plus chez eux. Il faut savoir que l’Immigration représente 6,5% de la population française et tend à baisser depuis les années 80, tant la demande de nationalité française est forte et que la France a été l’un des pays les plus accueillants en Europe grâce à ses avantages socio-économiques. Aujourd’hui, la crise et le désastre de la situation internationale a bouleversé nos modes de vie et de pensée quitte à fausser les relations entre certaines communautés et beaucoup de nos concitoyens, ce qui met à mal le dialogue commun avec les Institutions politiques, dont celles-ci traversent une crise de régime sans précédent, sur ce qu’ils se passent sur le terrain à savoir les stigmatisations grandissantes et le racisme ordinaire et primaire qui se sont banalisés, contre notamment les musulmans et les immigrés africains qui parasitent notre économie, nos quartiers, nos espaces publics... Inacceptable ! Tout ça doit vraiment cesser si nous voulons que la France prenne une longueur d’avance sur le reste du Monde. La France doit se débarrasser du pessimisme ambiant, laisser la chance à tout le monde de réussir dans tout domaines, partout en France, et laisser les choses arriver comme tel en acceptant le multiculturalisme.

    La diversité, n’en déplaise aux extrêmes, est indéniablement une force pour notre pays. Les communautés étrangères doivent, à leur tour, montrer qu’est-ce qui peuvent apporter. La communauté noire doit arrêter de regarder son nombril en dénonçant le racisme et plutôt regarder vers les horizons pour avancer. Les « noirs de France » doivent reprendre confiance en eux en montrant leurs coutumes, leurs traditions, les faire partager pour enrichir la culture de ce pays. Cette communauté doit arrêter de montrer qu’elle est forte dans des secteurs très plats comme la mode ou la beauté, arrêter aussi de se rabaisser ou de tourner en dérision son histoire passée ou actuelle, notamment dans le 7ème art : les films comme Case Départ, Bande de filles ou la Cité Rose, trop centrés sur la précarité des minorités visibles avec beaucoup de victimisation. Sans compter les rôles que l’on donne aux acteurs de ces minorités, plus que réducteurs et démoralisant. Si la diversité doit être renforcée en France, les Français « d’origine étrangère » doivent changer, eux-mêmes, dans leur manière d’appréhender des opportunités plus ambitieuses avec l’aide d’acteurs publics (associations, État, dirigeants d’entreprise…).

    Les politiques de la ville, dont il faut savoir que plus de 70% des minorités sont issues de milieux urbains, doivent prendre conscience d’une réelle nécessité de casser les barrières entre les hautes institutions et les ghettos pour écouter les préoccupations de chacun et renforcer la communion nationale. Des espaces de confiance, qui incluraient des hommes et des femmes de différents horizons, cultures, religions et convictions politiques pour bâtir de nouvelles idées, doivent être mis en place en dépassant la sphère politique qui, lui, vit un véritable désastre institutionnel et qui n’écoutent plus assez les citoyens.  Il faut s'informer, s'exprimer et interpeller les acteurs de la société civile pour dire que dans les banlieues se cachent en fait les vraies élites qui pourraient contribuer un acheminement florissant de la situation économique et sociale de la France. L’éducation, l’emploi et la sécurité dans les villes ghettoïsées doivent être renforcés et on doit apporter plus d’aides pour les minorités touchées par la précarité, l’échec scolaire…

    La diversité est un enjeu qu’il ne faut pas négliger tant les inégalités sont grandes. C’est grâce au multiculturalisme que le pays peut s’en sortir. Aider plus que tout, donner à tous de réussir dans la vie, encore… Il faut que la France soit dans un choc des civilisations qui mettrait en relation l'individu et l'autre pour une diversité puissante.


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  • La crise grecque laissera indéniablement des traces dans la zone euro. Depuis des années, les Grecs n’arrivent plus à sortir de l’impasse dans lequel ils traversent. Les cures d’austérité à répétition, ayant commencé en 2007 (crise des subprimes), n’ont fait qu’aggraver la situation des ménages, n’arrivant plus à payer leurs impôts, à se soigner ou à consommer et qui demandent inlassablement à l’Europe d’arrêter le nœud coulant de l’austérité qui étrangle les couches sociales de ce pays avec des entreprises de moins en moins compétitives sur le marché européen.

    Aujourd’hui, la Grèce PEUT sortir de la zone euro à cause des technocrates n’ayant plus pris compte des désastres socio-économiques de l’austérité. Certains membres de la troïka (FMI, BCE et Union Européenne) ont avoué qu’il y avait des dysfonctionnements quant à l’attribution des Jeux Olympiques d’Athènes en 2004. L’Europe devait alors tenir compte des conséquences de cette attribution néfaste pour les prochaines années à cause de la toute nouvelle entrée de la Grèce dans la zone euro.  Certains experts avaient aussi anticipé un budget déficitaire pour les pays du Sud tandis que la troïka restait sourde à ces préoccupations quitte à ne pas respecter ses engagements (solidarité européenne). Nous voyons aujourd’hui que l’Allemagne, « moteur de l’Europe », n’est pas solidaire vis-à-vis de la Grèce voulant continuer à faire de ce pays, un bouc-émissaire qui ne respecterait pas les exigences de l’Eurogroupe (90% des décisions économiques des États sont des décisions européennes). C’est un leurre. La Grèce fait tout pour conserver sa place dans l’Union Européenne, le programme d’Alexís Tsipras n’est tout simplement pas assez adapté aux objectifs européens tant le programme est europhobe. Le rôle de la France ne doit plus jouer celui de la médiation mais de s’imposer comme une vraie puissance en arrêtant de suivre le modèle social et économique de l’Allemagne ; notre pays est en état d’écouter les Grecs et d’amadouer la technocratie jouer à un rôle responsable face à cette situation afin qu’il y ait des accords à l’amiable. Si le président Hollande réussit sa promesse de réorientation de l’Europe, face aux réticences de changements profonds, la France aura gagné en cohérence et responsabilité et le cas de la crise grecque est un exercice où notre pays pourrait s’y aventurer avec succès si les promesses sont tenues.

    Beaucoup disent qu’il faut annuler une partie de la dette grecque car ce que demandent les Grecs est qu’on écoute leurs aspirations, leurs préoccupations, et que la troïka se rende compte des erreurs. Ce peuple ne serait plus capable de faire de nouveaux efforts tant la précarité est grande. Il ne doit pas y avoir de « bras de fer » ; si la Grèce ne répond pas aux exigences de la zone euro, le pays pourrait sortir de l’UE, la responsabilité d’un tel résultat, après tant d’années, serait issue des gouvernements européens technocrates. Des effets dramatiques, tel un effet domino pour les pays déficitaires, ne seraient pas exclus et une crise identique ou non, grande ou minime, engendrait l’Europe dans une impasse extrême et certainement bien pire qu’aujourd’hui. L’Europe doit indéniablement sauver la Grèce, par l’annulation d’une partie de sa dette, et la conserver dans l’UE, l'accompagner dans son développement et pour ainsi réorienter le continent vers un modèle moins exigent, plus solidaire et transparent  avec une certaine participation et efforts des États, à commencer par le pays « moteur de l’Europe » et anticiper d'autres crises, quelles que soient leur nature. Peut-être que les Européens comprendraient les politiques et les enjeux de l’Union Européenne.


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  • Par les temps qui courent, le constat est sans appel : les départementales ont donné lieu à une situation de ras-le-bol sans précédent. L’alternative, tant prônée en 2007 et 2012 avec le dit « changement », n’a aucun cas fonctionné. Nous avons aujourd’hui, des monarques qui ne se soucient plus de l’intérêt des Français, sur ce qui les préoccupent réellement, mais de l’intérêt de leurs propres fonctions et partis.

    La France se désintéresse du concret car ils ressentent un blocage institutionnel flagrant, la crise est toujours là (comme on voudrait nous faire croire le contraire) mais il ne faut, en aucun cas, se diriger vers le défaitisme que certains extrêmes voudrait appliquer. Un rapport de force doit se créer et cela commence par l’engagement citoyen au niveau local : c’est là que se joue l’action pour un avenir pluriel du Peuple avec des espaces de confiance Il faut un engagement qui dépasse la sphère politique en réunissant les hommes, les femmes et les jeunes, surtout, de différentes convictions, religions cultures pour un dialogue commun : le bien social. Il faut bâtir de nouvelles idées à court terme sur l’éducation, l’emploi et l’égalité et remettre l’humain dans le débat, en avançant petit à petit vers une voie prospère.


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  • L'enlèvement d'Isabelle Prime, une de nos compatriotes, au Yémen révèle un phénomène inquiétant qui s'accentue au Moyen-Orient : celui de pouvoirs mis en place dans certains pays arabes qui relève de l'autoritarisme et de l'obscurantisme. Les civils, habitant dans cette région du monde, sont persécutés de manière inacceptable par des groupes fanatisés et dans l'indifférence de la communauté internationale. Celle-çi, en particulier l'ONU, savait très bien que le Yémen avec l'Irak et la Syrie était des pays très instables où civils et étrangers sont sous danger permanent et que rien n'est fait pour éradiquer les groupes armés. En juin dernier, je dénonçais avec tristesse l'immobilisme des gouvernements dans le dossier des islamistes contrôlant le Mali, la Centrafrique et le Nigéria avec l'enlèvement de 220 femmes, passant aux oubliettes actuellement. C'est malheureusement d'actualité. Le terrorisme est une affaire de tous qu'il faut enrayer de façon inflexible pour ne pas que le Moyen-Orient et une partie de l'Afrique se retrouvent aux mains de ceux qui ne connaissent pas les valeurs humanistes.

    Le terrorisme est une affaire grave. La communauté internationale doit se concerter sur les mesures courageuses à prendre afin de s'engager davantage en ayant les moyens nécessaires d'intensifier les frappes. Kobané, ville syrienne, a été repris, il y a un mois, par des Kurdes qui se sont battus pour protéger leur pays par leur dévotion. Ceci est une réussite et un signal positif vers la voie de paix. Pourquoi ont-ils réussi ? Ils se sont engagés volontairement, ils n'ont pas attendu que le monde se réveille et surtout, cela s'est fait par guerre terrestre. Ne pensons pas que la voie aérienne pourra régler le conflit au Moyen-Orient. Nous en avons vu les conséquences avec l'intervention américaine qui a coûté la vie à une otage; nous avons aussi vu que l'intervention française et tchadienne a permi de faire reculer "Boko Aram" en Afrique par voie terrestre même si les meurtres continuent.

    Face au terrorisme, ne nous dérogeons pas. Il faut des actions concrètes pour l'éradiquer ou sinon avoir commis l'irréparable en laissant nous impressionner.


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