Il n'y a rien de mieux qu'une politique d'immigration, en faveur de ce qui viennent contribuer à l'économie et à la culture d'un pays. Barack Obama veut régulariser de façon temporaire plus de 5 millions d'immigrés clandestins, principalement issus de pays sud-américains, avec bien sûr un renforcement de contrôles aux frontières. Ce n'est pas rien. Une décision courageuse et dans l'air du temps, où les États-Unis ont besoin d'un renforcement culturel dans un contexte de tension avec les républicains qui gagnent, eux, les élections et qui n'ont, en même temps, rien compris aux exigences que demande la société dans un principe de modernité et d'égalité.
Le président américain par ses mots a su convaincre une partie des Américains qui veulent un véritable changement où les tensions raciales ne se sont pas apaisées malgré le symbole d'un président "afro-américain" à la Maison Blanche : « nous sommes une nation d'immigrants. Notre idéal c'est que nous sommes tous créés égaux ». Nous avons là, un président américain sûr de lui, droit dans ses bottes et qui a su enthousiasmer une partie non qualifiée (et qualifiée) de la population américaine, avec des mots bien choisis. Le contexte politique est que Barack Obama doit avancer malgré ses échecs et a compris que pour finir son mandat c'est de reconquérir une dernière fois le cœur des Américains. Les républicains ne pourront pas contester la décision prise à cause de décrets existants qui protègent les dernières réformes du président américain.
C'est un pas en avant mais ce plan ne sera, hélas, pas suffisant puisqu'il y a un nombre très élevé d'immigrés illégaux, 11,5 millions. Certains craignent qu'une autre moitié d'immigrés soient « laissés au bord de la route » sans une vraie solution derrière ce plan. Le renforcement des contrôles aux frontières est primordial si on veut éviter des événements de grave ampleur mais d'un autre côté, il y a une violence policière inouïe contre ceux qui ne cherchent qu'à vivre dignement aux États-Unis lorsqu'on sait que les injustices faites contre les population « noires » et hispaniques sont trop élevées encore aujourd'hui. C'est cette violence qu'il faut savoir contrôler à travers des médiateurs notamment.
En ces temps d'instabilités, les pays de l'UE devraient s'ouvrir à l'immigration et ainsi renforcer un modèle culturel, malgré le renforcement des contrôles contre le virus Ebola et les attentats. Les questions sur la politique migratoire américaine ne sont pas nouvelles et risquent bien d'être un grand thème de la campagne de 2016, à savoir, le prochain président des États-Unis doit-il continuer une politique en faveur des immigrés ? ou continuer une politique qui détruit le multiculturalisme, comme le veut le conservatisme ?
À suivre.